Tour de l'Horloge et Porte Carrée

(inscrites 1926)


Tour de l'horloge et porte carrée La colline Saint-Hippolyte accueillit au XIIe s. un prieuré bénédictin, uni dès 1247 à l'abbaye bénédictine de Saint-Chef. Entouré d'une enceinte fortifiée reliée à celle de la ville et faisant face à la colline Saint-Laurent, le monastère fut abandonné au début du XVe s.jusqu'au XVIIIe s. Au centre du site, il ne reste que les ruines de l'église dont le choeur subsista. L'enceinte, jalonnée de tours, englobe les anciens terrains du prieuré qui furent divisés en parcelles délimitées par des murets et utilisées jusqu'au milieu du XXe s. pour la culture (vigne, jardins potagers). Une porte carrée, entrée du prieuré et une tour ronde dans laquelle fut installée l'horloge de la ville surplombent la falaise et dominent la cité. Lieu de promenades, un magnifique panorama se dévoile du haut de Saint-Hippolyte.


Vue générale de Saint Hippolyte



Les Bénédictins, les moines noirs...

Les moines bénédictins, appelés les moines noirs, se recommandent d'une règle unique, celle de saint Benoît de Nursie, écrite vers 540 et reprise à la fin du VIIIe s. par saint Benoît d'Ariane. Cette règle modérée fait place égale à la prière, au chant, à la méditation et au travail manuel. Les prieurés, maisons religieuses dépendant d'une abbaye, sont souvent à la tête d'un important domaine agricole.

Les moines noirs

Saint Hippolyte et Saint Laurent, l'aspect d'une légende...

La Légende Dorée (écrite vers 1255 par Jacques de Voragine) racontent qu'Hippolyte (évêque martyr, né vers 160/170) fut amené devant le préfet de Rome, Dèce, persécuteur des chrétiens, qui fut par la suite empereur de 249 à 251. Celui-ci avait appris que, chargé de veiller sur saint Laurent, Hippolyte l'avait enterré pieusement et en cachette après son martyre. Hippolyte avait été converti en secret à la foi chrétienne par son ami Laurent. Dèce le fit venir et s'adressa à Hippolyte en le traitant de magicien. " Je n'ai pas fait cela comme magicien, mais en qualité de chrétien " répondit-il. " Alors, Dèce rempli de fureur commanda qu'on le dépouillât de ses vêtements, c'est-à-dire, la robe blanche dont on revêtait les nouveaux baptisés, et lui fit meurtrir la bouche ". Il le fit traîner par des chevaux emballés.