Proposé
par Madame Edith REYMOND
Les Heures de Crémieu - Extrait publication n°
126 - décembre 2003
Liobard, une entreprise familiale ?
Quand j'ai parlé de reprendre une enquête
sur l'énigme Liobard, plusieurs passionnés comme
Mesdames Barbier ou Jomain m'ont rappelé l'article
ci-dessous. Depuis, nous n'avons pas connaissance d'autres
investigations.
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101096 - CLAUSEL-LIOBARD
Information
" Dans l'article " Les
Cadrans solaires du bas Dauphiné (le Monde
alpin et rhodanien 4/1999 page 12) on peut lire
" parmi toutes les archives consultées
pour les autres cantons du Nord-Isère, aucun
LIOBARD sachant écrire, même signer,
n'est connu comme artisan. Des LIOBARD habitent
vers Montcara ou Tignieu et sont journaliers, cultivateurs
ou laboureurs, l'un est fermier du comte de MERCY.
Deux savent écrire, Vincent et François,
respectivement originaires de Tignieu et Ruy Montceau,
cette dernière commune possédant d'ailleurs
un cadran signé LIOBARD daté de 1786.
Manifestement, les origines de LIOBARD sont paysannes.
Celui-ci commence sa production vers 1783, date
de son premier cadran connu.
Son ornementation est alors fort maladroite et ses
cadrans semblent inspirés de ceux de CLAUSEL,
cadrannier contemporain qui a beaucoup travaillé
dans les Terres Froides et l'Isle Crémieu.
"
Francis Tracq |
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Pendant
le mois de juillet 2002, j'ai étudié
à Bourgoin, la famille du maçon Jacques Liobard
(Demptézieu 1747 - Bourgoin 30 nivôse an 10)
et de ses deux fils : Jean-François né à
Bourgoin le 11 octobre1778 et Gaspard, né le 27 janvier
1786, qui seront eux aussi maçons.
Jacques Liobard est né à Demptézieu
en 1747, de François Liobard et Ysabeau Benoît.
A Bourgoin, le 24 septembre 1776, il épouse Marthe
Jacquillon, du hameau du Bion, où le jeune couple semble
s'installer. Ni l'un, ni l'autre n'ont signé l'acte
de mariage.
Naîtront
:
Jean-Baptiste, le 11 octobre 1778
Antoine, le 27 novembre 1780, il décèdera le
4 décembre 1780
Françoise, le 24 décembre 1781, elle décèdera
le 24 mars 1784
Suzanne, le 1 avril 1784, elle décèdera le 17
octobre 1791
Gaspard, le 27 janvier 1786
Jacques Liobard décèdera le 30 nivôse
an 10 et Marthe Jacquillon le 17 pluviôse an 12.
Pour le replonger dans cette période révolutionnaire,
j'ai relu le livre de Louis Fochier " souvenirs historiques
de Bourgoin " et dans la période la plus radicale,
c'est-à-dire le séjour de Vauquoy dans la ville,
le quatre frimaire an II, on remplace l'ancienne municipalité
et le conseil général de la commune par des
membres pris dans une liste acceptée à la Société
Populaire : 10 personnes pour le corps municipal et 18 notables
dont l'énoncé commence par Jacques Liobard.
La lecture des registres des délibérations
de cette période nous apprend que Jacques Liobard sait
parfaitement écrire, sa signature est des plus assurées.
Son avis semble apprécié puisqu'il est nommé
avec trois agents municipaux : Bizet, Toy et Sevoz, pour élaborer
un projet de règlement destiné à encadrer
le travail de l'assemblée, réparti entre six
bureaux : les contributions, les subsistances, la police,
la voirie, la guerre et l'administration. Jacques Liobard
fait partie du bureau de l'administration.
Pour
savoir la suite :
Entrer en contact avec l'association LES HEURES DE CREMIEU
:
- Mme RAYMOND
- Tél 04 74 95 63 18 ou
- E.mail : edithraymond@wanadoo.fr
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